L'Esclandre des Batailles

De Wiki Kesthri
Aller à : navigation, rechercher

L'Esclandre des Batailles est l'un des poèmes les plus connus d'Aïstos. Dans certaines régions du continent, il est même enseigné aux enfants dans les écoles (mais seulement à partir d'un age suffisamment avancé pour qu'ils ne soient pas choqués par les thèmes sombres, voire macabres, de ce poème).

L'Esclandre des Batailles a été composé par une auteure inconnue, durant le siège d'Ovoliaz, bataille décisive de la Grande Guerre. De ce qu'on en sait, grâce au même devin que celui ayant retrouvé par PostCognition le texte dans sa langue d'origine, la poètesse a composé ce poème juste avant de se suicider avec son fiancé, et ce peu de temps avant que la cité d'Ovoliaz soit submergée par ses assaillants et sa population massacrée par les armées de morts-vivants servant alors de troupes de choc à Eldanen.

Le poème dans sa version originale est considéré comme une oeuvre de bonne qualité, sans être toutefois un chef-d'oeuvre. Son auteure était vraisemblablement une poètesse en herbe qui n'a jamais rencontré le succès. Il est plus que probable que l'Esclandre des Batailles soit la seule oeuvre qui nous reste d'elle.

La version moderne enseignée aux enfants est en réalité une traduction en Sublime de ce poème composé à l'origine dans une langue aujourd'hui morte. La version en langue française est constituée d'une petite ballade à dizains. Là voici ci-dessous :

L'Esclandre des Batailles

Vois l'Os en nombre au sommet des cadavres,

Venus au loin, visions de cauchemar.

A l'horizon, les nécromants nous bravent,

Dans l'Hécatombe, on vicia l'étendard.

On lutte encore, on recule, on se traine,

La Mort inonde, au rempart impuissant.

Ainsi triomphe aveuglément ta haine,

Ainsi l'Esclandre étouffe dans le sang.

Est-il possible, au vu de ces ravages,

De croire encore avoir notre vie sauve ?

Il est féroce, un vilison en cage,

Il est terrible, effrayant, c'est un fauve.

Espérions-nous, mort le Roi, mort la Reine,

Que leurs guerriers fuiraient au jour naissant ?

Ainsi triomphe aveuglément ta haine,

Ainsi l'Esclandre étouffe dans le sang.

La Bête immonde et la Plaie pourrissante

Pouvaient pourtant, maintenant qu'on y songe,

Trouver la trêve, un Jour de l'Ascendante.

Ecoutez l'or, l'acier et le mensonge...

Souvenez-vous, ce fut un an à peine :

Traité de paix, enfin un rien décent.

Ainsi triomphe aveuglément ta haine,

Ainsi l'Esclandre étouffe dans le sang.

Ô toi l'Ignoble, Ô toi Vile Eldanen,

Dont pourtant vint Obran en rugissant,

Pour toi triomphe aveuglément la haine,

Par toi l'Esclandre étouffe dans le sang.